Le Ministre de la Communication au sujet des Chaines TV privées : «L'ARAV tente de jouer son rôle en fonction de la réalité»

Le ministre de la Communication, M. Djamel Kaouane,  a indiqué ce jeudi 10 janvier 2019, que l'Autorité de régulation de l'audio-visuel  (ARAV) "tente" de jouer son rôle en fonction de la réalité des choses à la  lumière de l'existence des chaines de télévision privées, de droit  étranger, activant en Algérie.

Lors d'une plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux  questions orales, le ministre a répondu à deux députés du parti du Front de  libération national (FLN) et de l'Union Nahda-Adala-Bina, concernant "le  non respect" par les chaines de télévision privées des spécificités du mois  sacré et des us et coutumes des familles algériennes que ces chaines, qui  ont une jeune expérience "diffusent par satellites et sont de droit  étranger", ajoutant dans ce sens que l'ARAV, "tente de jouer son rôle en  fonction de la réalité de ces chaines".

Admettant la médiocrité de certains programmes diffusés sur ces chaines  privées, M. Kaouane a néanmoins estimé que ceci n'occulte pas d'autres  programmes "qui méritent d'être salués". "Affirmer que tout le contenu de  leurs programmes étaient mauvais est un jugement sévère au vu de leur jeune  expérience audio-visuelle, a-t-il déclaré.

Il a soutenu, à ce propos, que "tout travail humain était perfectible,  d'où la nécessité de rechercher les causes entravant la réalisation du bond  qualitatif auquel nous aspirons pour hisser notre pays au rang des  producteurs de la matière médiatique dans un monde en mutations accélérées  en raison de la révolution numérique".

Pour le Premier responsable du secteur de la Communication, les établissements de production en Algérie "manquent actuellement des éléments  qui leur permettent de répondre à tous les besoins des médias nationaux, et  partant satisfaire les goûts de toutes les composantes de la société". Une  situation qui requiert, selon le ministre, "le temps qu'il faut, la  disponibilité des ressources humaines qualifiées, ainsi que le financement  qui est, souvent, un facteur déterminant". 

Soulignant, à cette occasion, l'importance de faire la distinction entre  l'Etablissement public de télévision (ENTV) et les chaînes privées, il a  précisé que l'activité du premier repose sur les règles énoncées dans son  Statut particulier et son cahier de charges. 

Les chargés des programmes au sein de cet établissement, poursuit M.  Kaouane "veillent à ne diffuser aucun produit susceptible de porter  atteinte aux valeurs de la société algérienne, à la morale ou d'inciter à  la violence, sous n'importe quelle forme". Ces règles président le travail de l’ENTV, "pas uniquement pendant le mois sacré de Ramadhan, mais tout au  long de l’année", a-t-il insisté. 

Dans ce cadre, le ministre a rappelé les différentes commissions mises en  place pour permettre à l’ENTV de choisir des programmes diffusables, en  partant de l’idée et du texte jusqu'au produit final, à l’instar de la  Commission de sélection des projets de programmes, de la Commission de  lecture, de la Commission de vérification